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Samedi 5 avril 2008


L'art et la manière de faire l'andouille avec son fils aîné...




Et qui c'est qu'à les plus grands pieds ?

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Vendredi 4 avril 2008


Un orage éclate, aussi soudain que brutal. Le bruit sur le toit de la voiture est inhabituel, et m’incite à ralentir. Je tends l’oreille, inquiète, car le bruit se rapproche, comme s’il pleuvait à l’intérieur. D’ailleurs je sens de l’humidité sur ma nuque. Je lève les yeux. Stupeur !

 

 Des trous dans le toit de ma Simca 1000. Et du chocolat qui me dégouline dessus. Il pleut des œufs en chocolat. De plus en plus fort. Les trous s’agrandissent dans le toit de la voiture, le chocolat, liquéfié par la moiteur ambiante, se répand sur mon corps, éclabousse mes mains sur le volant, opacifie mes lunettes. Je me gare le long du trottoir. La pluie redouble, je suis entièrement recouverte de chocolat. La panique commence à m’envahir, quand on toque à la vitre.

 

Deux flics.

 

Je baisse la vitre. Ils me regardent ébahis, s’emparent de mes doigts, commencent à les lécher timidement. Ils semblent trouver le chocolat à leur goût. Ils me font sortir du véhicule. L’un me lèche le visage, consciencieusement, l’autre défait ma jupe qu’il m’enlève, et la suce méthodiquement. Les passants commencent à s’attrouper. Un jeune homme s’enhardit et s’empare de mes lunettes, qu’il nettoie d’une langue gloutonne. Un autre arrache mon gilet, et le déguste, caché dans un recoin. La foule, maintenant compacte, prend d’assaut ma voiture, et la nettoie en deux tours de langue. Les derniers arrivés finissent de me déshabiller, je me retrouve en combinaison.

 

La pluie a cessé dès l’arrivée des deux flics. Curieusement. Chaque vêtement m’est rendu, propre. Plus une once de chocolat. Je remets mes lunettes, me rhabille, et reprend le volant. Sur le chemin jusqu’à la maison, les feux tricolores me font de l’œil, les femmes sur les affiches publicitaires m’insultent, les peluches dans la vitrine du magasin  de jouets me saluent au garde à vous. Les chiens aux intersections marquent l’arrêt, leurs maîtres pissent le long des trottoirs. Les grands-mères jouent à la marelle, les landaus slaloment entre les voitures.

 

Ouf ! Je suis arrivée. Je rentre dans la première pièce sur la gauche. Une table, une chaise qui me tourne le dos.

 

-          Bonjour, vous savez pourquoi vous êtes ici ? Me demande très doucement un type en blouse blanche…

 
Pour la petite fabrique d'écriture. Thème : démesure, farce, galéjade...

par Domi publié dans : j'écris communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 4 avril 2008

Ma participation au carnaval des blogs médicaux, sur le thème : les médicaments. 

Les médicaments, je vis avec depuis maintenant quinze ans.

 

Neuroleptiques, antidépresseurs, régulateurs de l’humeur, somnifères, anxiolytiques, antalgiques, correcteurs… J’ai bossé huit ans en psychiatrie adulte. J’ai vu tellement de traitements qui marchaient un temps, puis qui ne marchaient plus, d’effets secondaires terrifiants… de labos qui passaient en nous vantant telle ou telle molécule, puis qui repassaient six mois après en nous vantant telle autre… d’où changement de prescription chez le patient…

 

Maintenant, je travaille avec les personnes âgées, et rebelote ! Neuroleptiques, sédatifs, etc… la farandole des médocs continue.

 

Alors les médicaments, je les évite si possible, comme la peste et le choléra. Un bon citron chaud avec du miel pour des maux de gorge, du thym pour la voix et la toux, du gingembre pour un coup de mou… et du chocolat pour le moral !



par Domi publié dans : j'écris communauté : Ecriture Ludique
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Jeudi 3 avril 2008


J’en suis une adepte depuis une éternité. Au moins trente ans, c’est dire… Je peux même dire que j’en suis folle, et que ça me manque énormément. Plus que vous ne pouvez l’imaginer. Ca m’a pris quand j’avais seize ans, en Tunisie. L’habitude s’est prise très vite, on devient vite accro.

 

J’y allais même deux fois par semaine, jusqu’à la dernière semaine de ma première grossesse. Les gens me disaient que j’étais folle, mais ça me faisait un bien fou. Et puis que serait la vie sans un petit grain de folie ? Pur ennui, vous avez raison.

 

J’y allais seule au début. Petit à petit, j’ai fait mon trou parmi les habitués, si j’ose dire. J’avais ma place, mes habitudes, mes horaires.

 

Puis le lieu a fermé, j’en ai trouvé un autre, avec des horaires plus intéressants. J’y ai emmené mon compagnon, qui y prenait du plaisir, certes, mais moins que moi. Il tenait le coup moins longtemps, ne proposait jamais d’y aller. Mais ne disait pas non quand je lui en parlais.

 

Vous vous demandez de quoi je parle ? Mais du sauna et du hammam, bien sûr !

 

Fermez les yeux, et laissez vous bercer par ces mots doux : cabine sauna, jacuzzi, pédiluve, piscine, massage, repos, bronzage… ça y est, vous vous détendez ? Chut… laissez-vous aller… tout va bien…. votre corps est lourd, très lourd, vous sentez votre dos qui s’enfonce dans le sol…


 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mercredi 2 avril 2008



lisez attentivement l'histoire suivante, trouvée sur le net


Maintenant vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas...

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mardi 1 avril 2008



Non, ne bouge, n’avance pas, ne fais rien

Regarde

Regarde comme j’aime que tu me regardes


Regarde bien

Pour pouvoir me voir encore

Lorsque je serai sous toi

Regarde bien

Pour ne pas m’oublier

Lorsque tu seras en moi…


Imaginez-moi en sous-vêtements noirs, porte-jarretelle... sur scène...
Bon en même temps, faut pas trop rêver, les mecs, c'est le 1er avril !

par Domi publié dans : éros communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Lundi 31 mars 2008

Spéciale dédicace à Olivier, qui a râlé parce que je l'avais mis en photo avec son chien...





Et comme ça, vous le trouvez pas mieux ?

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Dimanche 30 mars 2008



Tante Anna frôle aujourd’hui les cent quatre ans. Ou les cent cinq. On ne sait plus trop bien en quelle année elle est née. Elle non plus, d’ailleurs.

 

Elle a exercé pleins de métiers différents, dont ouvreuse dans un cinéma à Lyon, et ne s’est jamais mariée. Elle a bien été amoureuse, mais il semblerait que son amoureux soit parti à la guerre et ne soit jamais revenu. On n’en est pas vraiment sûrs, parce que Tante Anna n’a jamais vraiment voulu nous raconter sa vie privée.

 

Une des dernières fois qu’on est montée la voir, elle n’était pas chez elle, alors qu’on s’était donné rendez-vous. On a attendu plusieurs heures, on a demandé aux voisins, on l’a cherchée dans le quartier. Rien. Ni personne. On a pensé téléphoner aux flics… quand on est tombés sur elle, perruque de travers et maquillage quasi outrancier. Elle ne nous a pas reconnus quand elle nous a croisés. On s’est identifiés, et là, son regard s’est éclairé. On est montés chez elle, il faisait nuit depuis longtemps. Elle nous a avoué qu’elle était sortie manger au restaurant, et ne retrouvait plus son immeuble. Son appartement ressemblait à un capharnaüm, où s’entassaient dans un amoncellement invraisemblable des années et des années de journaux, publicités, courriers non ouverts. La cuisine grouillait de cafards et de vaisselle sale entassée n’importe comment.

 

Tante Anna nous a formellement interdit de toucher à quoi que ce soit. A tour de rôle, on l’a occupée dans le salon pendant que l’autre jetait ce qu’il pouvait des déchets de la cuisine, vaisselle pourrie y compris. Tante Anna a refusé catégoriquement toute idée de partir vivre ailleurs. Elle était ici chez elle, et comptait bien y mourir. Qu’on lui foute la paix. Quelqu’un lui faisait les courses nous affirmait-elle, le toubib passait régulièrement, tout était sous contrôle. Entre non assistance à personne en danger et respect du désir d’indépendance, nous ne savions que faire.

 

Jusqu’à ce que la dame qui lui faisait les courses la trouve un jour par terre, entre le lit et le mur. Hôpital. Tutelle mise en place. Puis on envisage son retour à domicile. Mais coup de théâtre, la vieille dame refuse de rentrer chez elle. Elle se sent bien à l’hôpital, elle voit du monde, parle à des gens, les repas arrivent comme par enchantement, elle mange comme deux… La tutrice lui trouve donc une maison de retraite. Elle s’y adapte magnifiquement.

 

Pour ses cent ans, on décide de faire un saut là-haut. Elle nous pose les mêmes questions toutes les dix secondes : mais alors toi tu es qui ? Ah bon ? Et toi, tu es sa femme ? Et vous habitez où ? ETC… en boucle.  On la balade en voiture dans Lyon, on l’emmène au resto au centre ville, elle s’empiffre, et se régale, nous posant toujours les mêmes éternelles questions.

 

Passent les heures, on la reconduit à la maison de retraite… où elle nous fait une crise de colère, en hurlant qu’on veut la mettre de force en maison de retraite, qu’il faut qu’on la ramène illico chez elle. Elle a oublié qu’elle vit là depuis plusieurs mois. Elle se calme immédiatement quand la porte de l’ascenseur s’ouvre à son étage, et qu’elle reconnaît les lieux. Ouf ! En fait c’était sa première sortie, elle n’avait mémorisé que l’intérieur des locaux.

 

Tante Anna est la grand-tante de mon homme. Il a été traumatisé par l’épisode d’agitation au retour à la maison de retraite. Depuis, quand il veut des nouvelles de sa tante, il l’appelle au téléphone. C’est moins violent. Et à chaque fois les mêmes questions : mais alors toi, tu es qui ? Et tu habites où ?...



 

 

 

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Vendredi 28 mars 2008



La souris du sergent camembert s’est habillée en gris, peut-être pour pas qu’on la confonde avec les moines tibétains, toujours en orange. A force de se faire flinguer par la presse, elle a préféré jouer la taupe.

 

Pendant ce temps, Ingrid aurait chopé l’hépatite B, et se ferait soigner dans différents dispensaires de la jungle, si tant est qu’ils ont sur place de quoi la soigner.

 

Rama Yade n’en pipe mot, pas plus que des fichus chinois qui nous attendent de pied ferme pour les JO. Ira, iront pas ? Les hiron–delles ne nous ont pas encore donné la réponse. Ni d’ailleurs l’endroit où se cache le ministre sac de riz affaires étrangères… Etrange, n’est-il pas ? Le tout paris serait à sa recherche…

 

Rachida, aïe aïe aïe, a déposé une requête afin de rouvrir l’enquête sur le meurtre-sous-le-pont pour lequel un innocent serait en prison, puisqu’un type vient de s’accuser dudit meurtre, avec des détails plus que précis. Pour une fois qu’elle fait quelque chose de bien… Ca compense la hausse de 30 pour cent des dépenses liées aux frais de représentation du ministère de la justice depuis qu’elle en a la direction.

 

Les autres personnalités éminentes du pays rendent hommage au cher disparu des suites d’une crise cardiaque. Les deux versions se côtoient : c’était le plus gentil des hommes, ou le plus péteur de gueulante, c’est selon. J’apprends à l’instant que J.M Ballestre vient de le rejoindre, paix à son âme.

 

Ceci n’empêche toujours pas les ivrognes sans permis de tuer la jeunesse innocente sur les autoroutes de notre beau pays. Mais où est la police ? Aux ronds-points où personne ne peut rouler à plus de 30 à l’heure, pour foutre des PV à ceux qui refusent toujours de mettre leur ceinture ? Ou à mettre des radars dans des bagnoles banalisées à l’entrée des villages pour choper ceux qui osent rouler à 55 km/h ?

 

Les bleus ont gagné leur match amical, youpi, on est contents pour eux, même s’il paraît que ce fut laborieux.

 

La croissance continue à baisser, et le déficit de la nation continue à croître. L’inverse serait beaucoup plus intéressant.

 

Pour info, ma crève a migré de la « sphère ORL », nez-gorge-oreille en français, pour descendre sur les poumons, qui sont maintenant en feu. Vite ! Appelez les pompiers…

 

Je vous souhaite néanmoins et malgré tout une bonne fin de semaine, sous le soleil, évidemment…


 

 

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Les Blogs Sarkostique
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Jeudi 27 mars 2008


Suis malade, mais heureusement, la collection de nounours de mon homme veille sur moi...

Nounours-copie-1.JPG


par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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