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Mardi 22 janvier 2008

10 novembre 1970. La famille au complet est en voiture, direction le collège. Aux infos à la radio, le journaliste annonce la mort du Général de Gaulle. Pour benjamine, ça ne veut pas dire grand-chose, mais ses parents commentent l’info gravement, et à les écouter elle comprend vite que c’est un évènement important pour la France.

 

A peine arrivés au collège, benjamine se précipite hors de la voiture pour être la première à annoncer la grande nouvelle aux petits copains. Dans la précipitation, elle se cogne le genou droit dans la manivelle de la fenêtre arrière de la voiture… qui n’a plus de cache.

 

La grande nouvelle attendra. Elle doit aller se faire soigner à l’infirmerie, la blessure saigne beaucoup. Elle a été punie (par qui ?) pour avoir voulu être trop pipelette.

 

Elle en garde encore aujourd’hui une vilaine cicatrice, qui lui rappelle immanquablement qu’à trop vouloir de précipitation, on loupe parfois son but. Ce qui ne l’empêchera pas bien sur de recommencer à la première occasion… N’a-t-elle pas une « cicatrice De Gaulle », elle ?

 

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 22 janvier 2008

Merci à Ecriveuse qui participe à sa façon à l'atelier écriture avec cet acrostiche sur proposition indécente...

P
apillonnons sous l’œil bienveillant des étoiles millénaires
Réservées aux seuls initiés des secrets de
la Terre
Ombres parmi les ombres, auréolées de Légende
Puissions-nous toujours préserver ces muses tendres…
Osons conserver cette part tellement innocente
Sentiments mêlés d’émotions troublantes et naissantes…
Invoquons de nos âmes la force nécessaire :
Taisons pour un bref instant le désir de la chair…
Illuminons nos sens de cette retenue
Où le cœur, sur le corps, reprend sa vertu…
Ne me dites pas que vous n’en voulez pas plus…



Inégalable ballet de gestes simples et précieux
Novice je me trouve sous l’éclat de vos yeux
Défaillant de tendresse, en écho à la vôtre,
Embrasant mon âme bien loin de tous les autres,
Ces quelques vers, sans aucune prétention,
Enoncent pourtant une certaine proposition...
N’y voyez toutefois qu’une manière, la mienne,
Tout simplement de vous dire, quoiqu’il advienne,
Effectivement, oui, aimants ou amis, je vous aime !!


ecriveuse.over-blog.net
par Domi publié dans : j'écris communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 22 janvier 2008

Samedi dernier, grand soleil à la terrasse du bistrot café-croissants-journal habituel. Les papets jouent aux cartes à l’intérieur. Au bout d’un moment ils font la pause clope tous ensemble. Et là, ça devient savoureux, avec force gestes et commentaires.

 

Et tu voulais que je fasse quoi, toi !

Et ta dame, tu l’avais deuxième ou elle t’es montée ?

Mais non, je pars du fond, je peux pas ouvrir !

Si tu relances à carreaux, je sauve le petit !

Tu dois pas partir tarot, tu dois mettre ton dix, et comme ça je passe mon roi !

Mais j’ai pas la main, je peux pas relancer !

Tu comptes jamais les atouts, et après tu fais n’importe quoi…

Si tu joues bien, je pars cent cinquante, je fais deux cent et elle est faite… ( ?)

 

Et vas-y que ça gueule, que ça rejoue la partie idéale en tirant sur les mégots, debout, le nez collé contre les parois vitrées pour surveiller ce que jouent les potes à la table des non fumeurs.

 

Le charme méditerranéen…

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Lundi 21 janvier 2008

Sarko a dépensé plus de 30000 € en maquillage lors de la campagne présidentielle.

 

La cour des comptes trouve que c’est trop, et refuse de rembourser…

 

Ben  Bolloré… t’aurais pu l’inviter plus souvent sur ton yacht, ton copain bling bling : il aurait bronzé pour du vrai.

 

Ca lui aurait économisé le fond de teint.

par Domi publié dans : je râle communauté : Les Blogs Sarkostique
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Lundi 21 janvier 2008

La grand-mère maternelle a pris l’avion, à presque 70 ans, pour faire LE grand voyage de sa vie. Le prétexte est la communion de benjamine. A défaut de grande réunion de famille, comme pour l’aînée, en France, on fait venir mère-grand pour un bon mois.

Un des seuls souvenirs qui restent à benjamine de ce séjour, c’est sa grand-mère en maillot de bain sur la plage. Il paraît que c’est la seule et unique fois où la vieille dame a enfilé un tel vêtement… et s'est baignée ! Elle a mis un temps infini avant d'oser rentrer dans la mer, entourée de toute la famille.

Elle a aussi le vague souvenir de tous les communiants regroupés devant la chapelle du collège, où a eu lieu la cérémonie. Une photo la montre avec sa jolie robe blanche, les mains jointes en prière sur un chapelet. 

Une autre photo immortalise l’évènement sur la terrasse de l’appartement, à côté de la grand-mère.

Elle se souvient également avoir reçu une bague de sa marraine, restée en France : un double anneau en or avec deux petits rubis, qui a depuis longtemps disparu au fil des nombreux déménagements. Peut-être l’a-t-elle reçu plus tard, elle ne sait plus.

Mais le frère n’a-t-il pas lui aussi fait sa communion, la deuxième, en même temps ? Ca serait bien possible.

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Lundi 21 janvier 2008

Dans ce pent-house qui les rapproche du centre culturel franco-vénézuélien où le père donne des cours le soir, ils sont à l’abri des cambrioleurs, mais pas du reste !

Une balle perdue s’est fichée un soir dans le mur du salon qui fait face à la terrasse : heureusement personne n’a été atteint, mais faudra-t-il vivre dorénavant avec des vitres blindées ?

Un autre jour, en fin d’après-midi, bruit d’explosion : une des voitures garées en épi au bas de l’immeuble vient de recevoir un cocktail Molotov. Le père a juste le temps de descendre en courant les cinq étages et de sauter dans la Jeep wagonner pour l’éloigner des flammes qui ont déjà gagné le véhicule à côté du sien, tandis que toute la famille regarde le spectacle d'en haut.

Ce ne sera pas encore leur tour. Mais une vieille voisine a été traînée dernièrement dans la rue par un jeune garçon qui voulait lui voler son sac : elle n’a pas voulu le lâcher, et a été rudement molestée. Bien sûr, personne n’a fait mine de l’aider, on tient à sa tranquillité.

Dans l’ascenseur, les enfants ont pour consigne de ne pas monter avec un étranger : sur le dessin humoristique qui circule le plus en ce moment dans les quotidiens, on voit un type cagoulé qui braque des gens dans un ascenseur en leur criant « vamos a Cuba ! »

Tout ça ne perturbe pas plus que ça les enfants, qui se retrouvent après l’école devant les devantures de magasins pour jouer aux osselets, par terre, sur le trottoir : c’est là qu’ils ont le plus de chance d’apprendre la langue du pays, en partageant les jeux des gamins du quartier.

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Dimanche 20 janvier 2008

Une orange et un ouvre-boîte jouent à cache-cache dans une maison hantée.

 

L’ordinateur, obtus, à refuser de jouer. Il a ourdi un complot visant à condamner toutes les ouvertures.

La maîtresse du jeu, imperturbable, continue à onduler dans son oula-oup, déesse évanescente aux couleurs d’orient…

par Domi publié dans : j'écris communauté : Plaisirs d'écrire
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Dimanche 20 janvier 2008

Acceptez-vous la mission que l'on vous confie ?

C'est trop rigolo !

Les agences d'intérim emploient un vocabulaire digne de 007 : je pars donc en "mission" cette nuit...

Vite ! Ma vitamine C, un café, une douche tonique, avant cette longue nuit de veille qui m'attend.

Petite pensée émue pour tous ces gens qui travaillent la nuit tout au long de la nuit, et veillent, soit à trier notre courrier, soit à protéger nos malades, soit à trimballer des cageots de légumes, liste non limitative, puisque énormément de gens travaillent de nuit.

Moi, j'y... go.

Ahahah, au moins, je ne risque pas d'indigestion.

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Dimanche 20 janvier 2008

Benjamine et son grand frère ont reçu l’autorisation d’aller au cinéma seuls.

Vous n’imaginez même pas quelle expédition cela représente : ils ont huit et onze ans, et vont se rendre jusqu’à l’arrêt de bus, vérifier qu’ils prennent le bon, descendre à l’arrêt le plus proche qu’ils ne connaissent pas, et marcher à travers la foule du samedi jusqu’à ce cinéma dont ils ne savent que le nom.

Pour eux, il s’agit qu’une expédition digne de vingt mille lieux sous les mers ! Pour corser l’ensemble, ils ne parlent pas encore couramment l’espagnol, même s’ils savent se dépatouiller.

Les parents sont venus les récupérer à la sortie : il serait vraiment dangereux de laisser dehors deux enfants dans cette mégalopole à la nuit tombée. Ils sont ravis d’avoir pu suivre les péripéties de « El abuelo congelado », Hibernatus pour les français.

Ils en riraient maintenant, s’ils pouvaient évoquer ensemble leur goût cinématographique de l’époque…

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Dimanche 20 janvier 2008
Une mauvaise surprise les attend, ce soir-là, à leur retour de la plage. La villa a été cambriolée ! Pourtant, ils étaient prévenus, et toutes les fenêtres étaient garnies de grilles, sauf…celle des Wc, trop petite. Ils ont eu l’explication de la technique employée plus tard : les voleurs font passer par l’ouverture un petit enfant, qui une fois à l’intérieur est formé pour ouvrir une porte. Le tour est joué ! Adieu le diamant que la mère venait de recevoir pour leurs dix ans de mariage, les sept bracelets en or de la « semaine », et tous les autres souvenirs qui jalonnent un mariage. Pendant quelques semaines, les enfants dorment mal. Ils rêvent d’enfants méchants qui viennent leur enlever leurs jouets préférés. Les parents, eux, organisent rapidement le déménagement vers un autre quartier, dans un immeuble, au « pent-house ». Qui a dit que Caracas dans les années soixante, c’était Chicago les années trente ?
par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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