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Mardi 25 mars 2008



Calou est très aimé de ses parents. Ils le bichonnent, l’aiment, le choient, l’éduquent, le nourrissent, comme tous les parents.

 

 

Calou a droit à un shampoing par semaine. Il est brossé tous les matins.

 

Et pourtant ses parents se sont fait passer un savon par la toiletteuse, qui a été horrifiée à sa vue : mais enfin, ce chien est rempli de nœuds ! Il faut lui démêler les poils AVANT le shampoing, et pas seulement après !

 

Moi j’suis que la grand-mère, j’ai pas mon mot à dire…

 

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Ni le père ni le fils n'ont l'air traumatisés...





par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Lundi 24 mars 2008



Dimanche de Pâques. A peine réveillés, les enfants se lèvent. Ils sont pressés d’aller dans le jardin à la recherche des œufs en chocolat cachés par les parents.

Comme il est tôt, ils ne veulent pas les réveiller, et n’allument pas la lumière dans le couloir. Ils sortent dans le jardin, mais se rendent vite compte qu’il leur faudra attendre. Il fait très froid, et la pelouse est toute humide. Ils sont en pantoufle.

Ils décident de patienter en déjeunant, et remontent à la cuisine, au premier étage. C’est en arrivant en haut de l’escalier qu’ils s’aperçoivent… qu’ils ont écrasé une partie des petits œufs en chocolat dont la maman avait recouvert avec tout son amour le sol du couloir qui dessert leur chambre !

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Dimanche 23 mars 2008



Il marche en pantoufles le long de cette allée piétonne, l’œil perdu dans le vague, à petits pas, mécaniquement. De temps en temps, il s’arrête, regarde autour de lui, longuement, comme s’il avait beaucoup de temps à perdre. Puis il repart, et semble reprendre le compte perdu de ses pas. Personne à perte de vue, mais cela n’a pas l’air de lui faire perdre son sang froid. Il semble indifférent à tout, comme s’il avait perdu toutes ses illusions. A force de se hâter lentement, l’homme arrive au centre ville. Perdu dans la foule, il est beaucoup moins visible. Les gens ne font pas attention à lui, ils n’ont pas de temps à perdre à regarder les autres. Il continue sa marche inexorable, éperdue, bien qu’apparemment sans but. Et soudain il s’arrête, ouvre le portillon d’une maison bourgeoise, traverse le jardinet, et toque violemment à la porte. Une femme d’une trentaine d’années ouvre la porte.

 

-         Maman ! lui dit-il en souriant, les bras ballants.

 

La femme, interloquée devant ce vieil homme en manteau de femme à col de fourrure, est sur le point de perdre le peu d’humour qu’elle a en général, quand elle aperçoit autour du cou la plaque sur laquelle est gravée :

 

Je suis atteint de la maladie d’Alzheimer, si vous me trouvez, merci de me ramener à la maison de retraite Le Bois Fleuri, d’où je me suis enfui.





 

par Domi publié dans : j'écris communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Samedi 22 mars 2008



Elle est pas belle, cette vigne... barbue ?


vignes20.JPG


par Domi publié dans : pérégrinations communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Vendredi 21 mars 2008

Il relevait d’une opération des amygdales, et malgré un état cacochyme, il se leva quand il entendit la sonnette tintinnabuler. C’était le distributeur de journaux qui lui faisait signe qu’il venait de déposer son quotidien favori sur la table de la véranda.

 

Les gros titres faisaient la part belle à Bush, et son instrumentalisation des évènements en Irak. Une grande exposition sur l’indianisme ouvrait ses portes à Toulouse. Les pontonniers étaient toujours en grève en grande Camargue. Le bonneteau faisait les beaux jours des trottoirs parisiens autour de Montmartre, les touristes se faisaient éternellement avoir. Des scientifiques tentaient d’abâtardir les pit-bulls afin que cessent les attaques contrent les humains.

 

Mais lui, ce qui l’intéressait, c’étaient les mots croisés. Son regard concupiscent se posa très vite sur la grille du jour. Il ne fut pas déçu. C’était une grille spéciale. Il s’agissait de trouver des néologismes créés spécialement pour l’occasion. Ca allait être dur. Mais « peu me chaut ! » s’écria-t-il intérieurement, « les fielleux ploutocrates n’auront pas raison de moi ».

 

Il y passa la journée, et le début de la soirée, mais il réussit à terminer la grille. Il n’était pas peu fier. Son imagination avait tourné à plein régime, mais il avait trouvé entre autres :

 

-         Souplétitude : permet de s’adapter à toutes les situations.

-         Vélititude : savoir prendre le vent.

-         Bésétitude : se faire avoir en permanence.

-         Muratitude : dans sa tour d’ivoire.

-         Esprintger : éponger les esprits.

-         Caméladade : circuit filmé.

-         Zamourons : fin d’aventure.

 

 

Texte écrit à partir des mots donnés par : Hicham, Ginette, Pandora, Do, Ulysse, Planet-taka-yaka, aime-paix.

 

 

 

 

par Domi publié dans : j'écris communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Jeudi 20 mars 2008

 

Dieu crée la femme, et il en est super fier.

 

Il appelle ses trois meilleurs potes, et leur demande leur avis.

 

Le tapissier dit : y’a bien un peu de crin qui dépasse de ci, de là… mais rien de bien grave !

 

Le serrurier dit : toutes les clés peuvent ouvrir la serrure… mais ça n’est pas rédhibitoire ! 

 

L’architecte hésite longuement et dit : y’a quand même un grave défaut de conception.... La salle des fêtes est un peu trop près des ouaters !

 

 

Celle-là, on me l'a racontée la première fois il y a... mince... déjà 20 ans ! 

 

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mercredi 19 mars 2008


Dans la vie, moi j'dis, faut savoir se poser les vraies questions...


Pourquoi tu peux avoir une pizza à la maison plus vite qu’une ambulance ?

Pourquoi il y a un stationnement pour handicapés en face des patinoires ?

Pourquoi les gens commandent un double cheese-burger, des grosses frites et un coca light ?

Pourquoi les femmes ne peuvent pas se mettre de mascara la bouche fermée ?

Pourquoi le mot "abréviation" est si long ?

Pourquoi pour arrêter Windows, on doit cliquer sur démarrer ?

Pourquoi il n’y a pas de nourriture pour chat à saveur de souris ?

Pourquoi ils stérilisent l’aiguille qui sert à l’euthanasie ?

Pourquoi les avions ne sont pas construits dans le matériau des boîtes noires ?

Pourquoi on appuie plus fort sur les touches de la télécommande quand les piles sont presque à plat ?

Pourquoi on lave les serviettes de bain alors qu’on est censé être propre quand on s’essuie avec ?

Pourquoi les moutons ne rétrécissent pas quand il pleut ?

Pourquoi "séparé" s’écrit en un seul mot, et "tous ensemble" en deux mots séparés ?

Pourquoi les établissements ouverts 24 heures sur 24 ont-ils des serrures et des verrous ?

Comment les panneaux "interdit de marcher sur la pelouse" arrivent-ils au milieu de celles-ci ?

Si un mot est mal écrit dans un dictionnaire, comment s’en apercevra-t-on ?

Les ouvriers de chez Lipton ont-t-ils aussi une pause café ?



 

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mercredi 19 mars 2008


Pas le temps d'écrire, ou pas d'inspiration, ou trop de choses à faire aujourd'hui... pour demain ! J'ai beau être une adepte de la procrastination, y'a des jours ou faut y aller !

Tiens ! J'ai une idée ! Donnez-moi un mot complètement absurde, ou abscon, ou incongru, ou libidineux, ou ...

Bon, c'est à vous de le trouver, pas à moi. Et promis-juré, j'en fais un petit texte.

Lâchez-vous, que diable !

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mardi 18 mars 2008

Pour la petite fabrique d'écriture. Thème : la gare

 


La semaine, je suis invisible. Personne ne me regarde, personne ne fait attention à moi. On m’évite même.

 

Je suis balayeur. Dans une gare.

 

Je suis le parfait représentant de celui qu’on ne regarde jamais, qui se fond dans le paysage quotidien, qui est invisible, malgré mon costume vert pomme et mon gilet fluorescent gris.

 

Les gens me dépassent, me croisent, et personne n’est capable de dire si j’étais là ou pas, si j’ai balayé les quais en plein vent, ou les halls bondés, ou les couloirs où les couples s’embrassent, dans des adieux déchirants, ou des retrouvailles émotionnantes.

 

Le Week-end, on ne regarde que moi, on ne voit que moi. Toujours dans cette gare. Mais personne ne sait que c’est moi. Je suis le centre d’intérêt de toute cette population qui ne fait que passer. Ma présence supplante toutes les tragédies ou tous les bonheurs qui peuvent se produire. Chaque voyageur qui pénètre dans le hall de la gare se souvient de moi, en parle inévitablement à la personne qu’elle va rejoindre. J’alimente les conversations, je fais mon show, je donne du bonheur, j’assure l’animation malgré moi.

 

Le Week-end, je suis prostitué. Travesti. Dans ma gare.

 

 

par Domi publié dans : j'écris communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mardi 18 mars 2008



Et je fais comment pour me sortir de là ?


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Saute !

Tu crôas ?

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : R42,
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