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Mardi 15 janvier 2008

Donc Benjamine a six ans et demi, et vous vous souvenez qu’elle a fait une quatrième année de maternelle en France. Elle a le même problème en CP : elle sait déjà lire et écrire parfaitement, elle s’ennuie, elle embête les autres, et surtout, elle dérange la maîtresse. Après un mois, elle passe en CE1 et retrouve… son père ! Heureusement qu’entre les cours d’espagnol, de couture et de religion, elle a d’autres instits. Sinon, comment se plaindre à ses parents ?

Une des particularités de cette école, c’est que filles et garçons doivent suivre les cours de broderie et couture. On y apprend à faire de magnifiques napperons au point de tige, qu’on retrouvera trente cinq ans plus tard dans les armoires, bien pliés dans un plastique…

On peut aussi choisir le premier ou le deuxième service pour la cantine. Comme dans tous les pays tropicaux, les cours commencent tôt et finissent à 14h30. Ca laisse le temps d’aller au club pour les cours de natation et de tennis auxquels les ont inscrits les parents. Ils ont aussi imposé les cours de piano à domicile : la prof martyrise leurs doigts une demi-heure chacun par semaine. Et il faut travailler chaque jour pour progresser, bien sûr. Parents modèles que ceux-là : ils veulent le meilleur pour leurs enfants. On les cultivera donc, intellectuellement et physiquement, malgré eux s’il le faut, c’est pour leur bien… Ils ne se plaignent ni des cours de tennis ni de ceux de natation, du moins Benjamine. Pourtant, c’est une époque où on est encore très strict sur la tenue, tant vestimentaire que morale. Blanc strict pour les vêtements : elle se souvient de la fois où le prof lui a interdit l’accès du cours à cause d’une rayure bleu pâle sur son polo blanc ! Et obligation de dire bonjour, merci et au revoir, de serrer la main de Pepe, le ramasseur de balle…à l’entrée et à la sortie du cours. C’est un club de gens respectables, fréquenté essentiellement par des étrangers : les vénézuéliens sont employés, pas membres…

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 15 janvier 2008

Benjamine viens d’avoir six ans et demi, c’est une belle plante : cheveux châtains clairs courts, des yeux bleu-gris-vert selon le temps, elle jalouse un peu son frère qui est blond comme les blés, avec de beaux cheveux raides, et cette mèche qui lui barre le front et lui donne un genre…

Par contre, elle, elle est grande et solide : pas comme lui qui est petit et fluet. Elle pourrait être le garçon et lui la fille. L’aînée est bâtie comme la plus jeune, elles se ressemblent dit-on. Elle est pourtant de taille moyenne, et a le teint mat comme son père. Les deux autres ont des peaux de blonds, comme la mère.

Benjamine s’est fait une copine, Sylvie M. une gamine de sa classe. Elle habite à quelques centaines de mètres de leur maison, c’est pratique pour se voir après l’école. Sylvie a plusieurs frères et sœurs, la maman vient d’avoir un bébé. Elle est toute petite, et ça c’est une constante qui s’avèrera au fil du temps : Benjamine se fera très souvent des copines très petites, alors qu’elle-même atteindra un bon mètre soixante dix-huit à 17 ans… Allez savoir pourquoi les contraires s’attirent ?

Pour apprendre l’espagnol, la maman envoie à tour de rôle les enfants à l’épicerie avec une phrase qu’elle leur a apprise : « Buenos dias, senor, quisiera un kilo de manzanas, por favor ». A cet âge-là, ça rentre vite, et puis à l’école, ils ont aussi des cours d’espagnol. Drôle d’école, tenue par des curés, et quels curés ! Le père Piffar (si si), le Père Auré, une sacrée clique… Il faut dire à leur décharge qu’ils n’ont pas tous choisi d’être curés, mais ont, pour certains, subi le choix familial en fonction de leur ordre dans la fratrie. Dans les campagnes en France vers 1930, on envoyait le troisième au séminaire, le premier gardait les terres qu’il cultivait… et le deuxième s’engageait dans l’armée !

Imaginez un grand terrain rectangulaire, perpendiculaire à la rue, dans un quartier de petites villas. Vous prenez l’allée bordée d’arbres où se garent les profs, jusqu’à un rond point qui donne à droite sur la chapelle, en face sur les bâtiments administratifs. A l’extrémité gauche du bâtiment, un passage permet d’accéder à la première cour, après être passé sous un premier édifice de trois étages, dont le rez-de-chaussée ouvert sert de cour de récré quand il pleut. On y trouve des distributeurs de boissons gazeuses sucrées. De l’autre côté de la cour, le deuxième édifice, réservé à l’école française. Dans le premier ont lieu les cours en espagnol : deux écoles en une, qui dit mieux ? Derrière, la deuxième cour, réservée aux petits du primaire, et tout au fond, la maternelle, avec en dessous la cantine en plein air.

L’aînée va avoir 12 ans, elle va en cinquième, dans la même classe que la sœur d’un futur premier ministre français, dont la famille rachètera des années plus tard les bâtiments et le terrain de l’école. Les parents sont instits, elle va enfin ne plus les avoir sur le dos ! Les deux plus jeunes vont encore les subir quelques années. Ca n’est vraiment pas drôle d’avoir ses parents à l’école : ils sont plus sévères avec vous qu’avec les autres pour donner l’exemple ! Et en plus, il faut les appeler maître ou maîtresse…

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 15 janvier 2008

Vous souhaitez entretenir le petit bidon tout rond de votre homme, et vos rondeurs à vous, réparties plus harmonieusement sur votre corps de rêve ?

 

Faites-donc un gratin dauphinois tellement parfumé et moelleux que vous ne pourrez faire autrement que de terminer le plat… qui était censé faire deux repas !

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Mardi 15 janvier 2008

Noli Dei pueros putare pro feris anatibus.

Latinistes, à vos plumes !

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 15 janvier 2008

En pleine dépression devant cet if qui me rappelait celui qui l’avait planté, je suis partie en train pour un long voyage.
La dépression me rendait léthargique. Je me devais de réagir. C’est alors qu’il me vint l’idée saugrenue de poursuivre mon chemin jusqu’aux Iles Sandwich !

Bonjour le brouillard, l’errance entre les îles sur des barques fragiles. Dans ce monde apparemment loin des hommes corrompus, la vie est dure. J’y trouvai la sérénité. Sereine, je suis devenue une femme épanouie, loin de tout artifice. Adieu la poupée de chiffon !

Pixis
par Domi publié dans : j'écris communauté : Ecriture Ludique
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Lundi 14 janvier 2008

Coton de Tuléar : le mot est lâché !

 

On se dit, tiens ! C’est quoi comme tissu, ça ? Je pourrais en faire des rideaux ? Ou un dessus de canapé ?

 

Perdu : je viens d’apprendre que c’est une race de chien… du genre caniche à mémère, vous savez, ces chiens de compagnie pour vieux qui n’ont plus d’enfant à proximité pour les embêter le dimanche. Le genre de roquet d’appart qui adore aboyer pour le plaisir d’entendre le son de sa voix…

 

Et le pire, vous m’entendez, le pire, c’est que mon fils vient d’en prendre un !

24 ans : comme petit chien à son pépère, il a bien choisi, je trouve, non ?

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Lundi 14 janvier 2008

Je viens de ma balader sur un blog qui prône la philosophie de Krishnamurti.

 

J’ai tout de suite envie de faire le stage, quand je me plonge dans les écrits et les pensées de ces sages, ça me fascine.

 

Je me dis que je vais enfin comprendre mes mécanismes, prendre de la "hauteur", devenir humaniste, pourquoi pas, hein ? Etre à l’écoute active de mon prochain, de moi, des miens…

 

J’ai suivi des sessions de Gestalt thérapie dans le cadre de mon travail, j’ai été emballée et ai mis en pratique mes acquis pendant… allez, on va dire six mois, le naturel a vite repris le dessus !

 

J’ai suivi des séances de Taï-chi-chuan et de Shiatsu pendant un an, j’ai continué à mettre en pratique mes acquis pendant… allez, on va dire neuf mois, le naturel a vite repris le dessus !

 

J’ai suivi des séances de Feldenkreist pendant deux ans j’ai continué à mettre en pratique pendant… allez, on va dire un an, le naturel a vite repris le dessus !

 

J’ai suivi une séance de yoga, le mois dernier.

 

Et là, j’ai réalisé que mon inconscient n’avait rien oublié de toutes mes formations précédentes, que j’appliquais sans en avoir forcément conscience.

 

Qui a dit que nous ne sommes que l’addition de ce que nous fûmes ?

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Lundi 14 janvier 2008

Au rayon de l’hyper-voleur du coin : la recharge de 200 g de café est à 5€86... mais le rayon est vide !

 

Heureusement, en tête de gondole, je retrouve le même produit en super promo à 6€62 – une réduction immédiate de 0,50€ = 6€12.

 

Vous êtes comme moi très fort en calcul mental : la promo est plus chère de 0,26€… ce que le chef de rayon a du mal à accepter lors de mon passage en caisse lorsque je réclame qu’on m’applique le prix le plus bas affiché dans le magasin.

 

J’ai eu gain de cause, après moultes tergiversations, et en plus la caissière m’a appliqué la réduction de 0,50€ qui était annoncée sur le paquet !

 

Un truc entre nous : le paquet de café filtre de la même marque est moins cher à l’unité que la promo de 2 paquets juste à côté…

 

Moralité : ne négligez pas le calcul mental à l’école primaire, c’est essentiel plus tard pour pas se faire avoir.

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Lundi 14 janvier 2008
Pierre, pauvre homme à l'œil lunaire, était seul au monde – son exophtalmie faisait fuir tout le monde, il ne vivait que dans l'amour de l'écriture.
Bien que dyslexique ces textes étaient fort beaux.
Depuis sa chaise, il avait l'impression de communiquer avec le monde.
Sa descente aux enfers ne commença vraiment que lorsqu'il voulu bâtir le canevas d'un livre.
Son sujet : un modeste artichaut

Pixis
par Domi publié dans : j'écris communauté : Ecriture Ludique
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Lundi 14 janvier 2008

Alors vous avez sur ce portant les tailles basses délavés, ici les baggys usés, là les bloomers, mais non, désolé, coupe droite, près du corps, avec fermeture éclair en plus ! Non… je ne vois pas…… Peut- être les "straigts" ? mais alors avec fermeture boutons, hein… et puis vous me demandez l’impossible là... des jeans noirs, unis, en stretch, mais ça n’existe pas, madame !

Je vous dis pas la difficulté pour trouver un jean noir, basique, près du corps, en stretch, donc, pour mon mec qui a des guiboles toutes fines… Les deux qu'il porte depuis quatre ans alternativement une semaine sur deux sont troués aux fesses, les mômes se moquent de lui en cours...

Et bé on n'a pas trouvé, après une matinée à faire les boutiques et à essayer des futals tous plus hideux les uns que les autres ! Et que je te rajoute un faux pli par là, et que je te délave juste le devant, et que je te rajoute un faux trou ici : beurk !

La mode actuelle est affreuse, et le pire, c’est que la majorité des gens se soumet à cet impossible diktat : porter des vêtements importables par la majorité, puisque donnant une silhouette vraiment disgracieuse si on n'a pas la taille mannequin.

En désespoir de cause, on est rentrés avec un très beau pull rayé à col roulé, dont on n'avait pas vraiment besoin : mais quand on est parti pour dépenser des sous, il faut en dépenser, non ?

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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