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Lundi 14 janvier 2008

Le matin du dimanche de Pâques, les enfants sortent de leur chambre, au fond du couloir, et écrasent sans le vouloir les œufs en chocolat qui recouvrent le sol. Il leur faudra au moins trois ou quatre pas avant de réaliser l’ampleur des dégâts. Heureusement que les gros œufs sont cachés dans le jardin. Ils les trouveront plus tard, après le petit déjeuner, quand la traditionnelle quête familiale aura lieu, sous les encouragements des adultes, qui prennent les photos et les poussent de la voix.

Le père est rentré de Djibouti, femme et enfants vont le chercher à l’aéroport : elle ne comprend pas ce que lui veut cet homme qui vient vers elle en souriant. Un bel homme, mais elle cherche son mari des yeux, sans le trouver. Il arrive sur elle, la prend tendrement dans ses bras. Et là, elle réalise que c’est lui : il s’est rasé la moustache et le bouc, elle ne l’a pas reconnu ! Elle récupère un étranger qui lui plaît quand même moins que le mari laissé un an plus tôt en Afrique. Il lui faudra quelques jours avant de s’y faire.

L’été passe vite, ils ont dû monter à Paris pour négocier un poste. Le père s’est fait virer assez rudement de Djibouti par les indépendantistes, et en compensation, il voudrait continuer sa carrière à l’étranger. Il sera chargé de cours à l'institut franco-vénézuélien de Caracas, au Vénézuéla, et elle instit au collège français.

La famille embarque sur le Federico C pour une croisière de quinze jours, via les Antilles et Miami en Floride, le temps d’une escale de quelques heures pour admirer les dauphins à l’aqualand. Les enfants se régalent sur le paquebot : piscine, cinéma, fête costumée, ils ne voient pas souvent les parents, qui bridgent, dansent l’après-midi et le soir, bref, cultivent les relations sociales.

Arrivée au port à une vingtaine de kilomètre en contrebas de Caracas puis installation à l’hôtel dans un quartier populaire de la capitale. Très vite, la famille s’installe dans une villa de plain pied près du collège où les enfants iront à l’école et la mère sera instit. Le matin de la rentrée, le père les accompagne : il manque un instit, il propose de le remplacer puisqu’il ne commence que dans une semaine à l'institut franco-vénézuélien. Il y sera encore six ans plus tard, quand leur contrat sera terminé. Il a jonglé entre le collège et les cours pour adultes à l’autre bout de la ville, Paris n’y a vu que du feu.

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Dimanche 13 janvier 2008

Il y a des jours, comme ça, où dès qu’on voit le soleil poindre après tant de jours de pluie et de grisaille, ça donne tout de suite envie de frites !

 

Et les frites, quoi de mieux que de les manger à… Saint Jean de Buèges, bien sûr…

 

Pour aller jusque là, il faut traverser cette magnifique région qu’est l’hérault, avec ses vignes actuellement si diverses.

 

Vous avez celles qui ont été taillées, avec les sols bien nettoyés et tout et tout.

 

Celles qui sont encore en l’état, avec leurs sarments si longs, qu’on dirait des personnages fantastiques, abandonnés, se tordant parfois dans le vent. C’est magique : selon l’éclairage, on peut imaginer une foule se racontant des secrets. Ok : j’arrête de délirer.

 

Vous avez aussi les vignes qui ont été pré-taillées, et sont en attente d’un toilettage plus intensif…

 

Après les vignes, plus haut, vous avez la garrigue, où vous ramassez des baies de genièvre, puis ce paysage ruiniforme majestueux qui vous accompagne sur cette petite route sinueuse. En prenant le temps de bien regarder, vous vous apercevez que ces rochers cachent souvent de belles surprises, des visages, des formes plus ou moins insolites, des animaux.

 

Au détour d’un virage, vous tombez sur un lapin qui ne prend même pas la peine de vous regarder, occupé qu’il est à se lécher les pattes avant.

Puis c’est la descente sur Saint Jean, et là, vous commencez à saliver. Vous espérez que le bistrot est ouvert, et que vous pourrez manger ce pourquoi vous êtes venus jusque là.

 

Et vous n’êtes pas déçus. Tout est au rendez-vous : le soleil, l’eau qui coule doucement dans le lit de la rivière près de la petite table en formica, le calme, la serveuse souriante qui vous dépose une grosse assiette de frites fumantes sous le nez.

 

Vous sentez la bonne odeur ? Muuummmm…

 

Dans la vie, y’a les grands bonheurs, qui n’arrivent pas souvent.

 

Et puis y’a les petits plaisirs, et ceux-là, faut savoir les déguster…

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Dimanche 13 janvier 2008

Benjamine a 41 ans, elle vient d’acheter sa première maison avec son deuxième mari, dans un petit village de l’Hérault, après que son homme ait eu sa mutation. Pour lui ça n’est pas nouveau, c’est son quatrième achat. Il vient de revendre son appartement à Strasbourg. Sa maison perdue au fin fond de la montagne, sa première femme la lui a extorquée avec un chantage au suicide lors du divorce en 96, et l’appartement de Paris est revendu depuis longtemps.

Elle est à nouveau confrontée à l’éternel dilemme : se faire de nouveaux amis, sans oublier les anciens. Rester en contact avec les proches restés là-haut sera difficile. Elle se connaît, elle ne sait pas faire. Elle l’a vérifié trop souvent, à chaque fois qu’elle a quitté un pays, une région, un continent.

1967 : déjà deux fois qu’elle doit tout quitter. Djibouti quand elle avait cinq ans et demi, mais elle ne s’en souvient pas vraiment. Elle sait qu’elle aimait beaucoup ce petit garçon qui s’appelait Nicolas, mais ne sait plus à quoi il ressemblait. Et puis cette sous-préfecture du sud de la France où ils viennent de passer un an. Elle n’a pas eu le temps de s’y faire des copains, à part les enfants de la ferme d’en face, où ils vont chercher le lait, à l’heure de la traite, avec son frère ou sa sœur. Ils prennent le pot à lait en métal, avec son couvercle attaché par une chaînette, et chaque jour, traversent la route et vont voir les vaches et les petits voisins. Trois enfants aussi, du même âge qu’eux, idéal pour jouer quand on arrive de loin et qu’on ne connaît personne. La fermière est gentille, elle les laisse jouer dans la grande salle à vivre, elle est moins regardante que leur mère, ils peuvent faire du bruit et du désordre à volonté. Il faut juste laisser les chaussures à la porte : l’habitude de l’étable et des sabots qu’on ramène pleins de saletés. Les grands-parents habitent aussi dans la même maison, mais de l’autre côté, ils ont leur propre entrée. Ils ont ce drôle d’accent qui roule les r, comme mémé à la maison. Et comme pépé, avant.

Mémé, elle a un drôle de caractère, elle roumègue, et puis elle va à l’église tout le temps. Pourtant, elle dit souvent du mal des gens, toujours le mot précis et incisif pour décrire la personne. Certains disent que c’est une langue de vipère… Pépé, lui, il disait jamais rien, mais il paraît qu’il avait aussi son caractère. Sur les photos, on voit un homme tranquille, trapu, les traits burinés, la casquette vissée sur la tête, le mégot aux lèvres, parfois la boule de pétanque à la main.

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 12 janvier 2008

Je récapépète : si tu travailles à temps plein, t’as le "droit" de faire des heures sup, sans payer d’impôt dessus, si ton patron t’en file, des heures, bien sûr ! A moins qu’il te les impose, à défaut d’être imposé… ahahah !

 

Si t’as pas de bol et que t’as qu’un temps partiel subi, ou un mi-temps, et ben tu l’as dans l’os, mon vieux : tu paieras des impôts sur tes heures sup ! T’avais qu’à te dégoter un temps plein, non mais…

 

Donc toi, tu fais partie des chanceux qui ont un temps plein, t’as décidé, ou on t’a imposé des heures sup, tu vas avoir plus de pognon à la fin du mois, génial !

 

Mais pour en faire quoi ? Parce qu’après avoir fait tes heures, plus tes heures sup, t’as encore le courage et l’énergie suffisantes pour profiter de tes sous ?

 

T’as couru pour chercher le môme à la crèche, galopé chez la nounou pour récupérer l’autre qui sortait de l’école à 17 h, fait un détour par les magasins divers et variés où tu devais prendre le pain, la salade et stoppé 3 mn devant chez le garagiste pour lui faire écouter ce drôle de bruit, là sous le capot.

 

Et enfin, t’es arrivé(e) chez toi !

 

Le grand a profité de tes heures sup pour inviter les potes « Ils peuvent rester manger ? Y’a pas cours, demain, les profs font grève ! ».

 

Comme t’es un parent super-cool et que maintenant t’as les moyens, tu leur dis de rester,  « mais bien sûr, ça me fait plaisir… ».

 

23 heures : les petits dorment, le grand est sorti raccompagner les copains, la vaisselle est faite, les vêtements prêts au pied du lit de chacun pour demain, les cartables sont vérifiés (on sait jamais, si les profs faisaient pas grève demain ?), la table du petit déj est mise, la lessive étendue, le dessous de la table balayé…

 

Tu t’affales sur le canapé à côté de chéri(e), vous vous regardez tendrement dans le fond des yeux… et vous vous endormez devant la télé, épuisés de votre journée !

par Domi publié dans : je râle communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Samedi 12 janvier 2008

Repas au resto à Montpellier l’autre soir, avec le beauf descendu de Paris, et les « mômes », qui nous ont rejoints au sortir du boulot.

 

Après concertation, on se décide pour une bonne viande rouge.

 

La serveuse nous explique la spécificité du resto, à savoir un seul menu : frites maisons à volonté et pièce de viande rouge avec une sauce extraordinaire dont il faut découvrir la composition si on veut gagner… j’ai oublié quoi !

 

Alléchés, on salive d’impatience jusqu’à l’arrivée d’une sauce verdâtre, dégoulinante d’huile… et sans cette saveur merveilleuse annoncée. Les frites maisons sont en fait si fines qu’on dirait des allumettes, donc pas de sensation de croquer dans de la patate, si vous voyez ce que je veux dire…

 

Heureusement, la viande était succulente, malgré des portions congrues, et les desserts ENORMES et à se rouler par terre !

 

Et le beauf s’est vu proposer par la serveuse blonde en mini-jupe de venir chez elle lui montrer comment il pouvait faire la même sauce sans le beurre qui flottait tout autour…

 

Je lui ai dit qu’on allait d’abord en parler à sa femme avant de lui donner la réponse.

 

Chouette soirée, non ?

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Samedi 12 janvier 2008

Dans cette famille, voyez-vous, il y a des principes : il faut se resituer dans l’époque, fin des années cinquante début des années soixante.

Lui est fils naturel d’une fille de ferme engrossée par le fils du patron qui n’a pas eu le courage d’affronter ses parents et de l’épouser. Il  en gardera ce besoin d’être reconnu, d’être au centre de l’intérêt général ou particulier… Remarqué par son instituteur, il est poussé au certificat d’étude puis vers l’école normale, et peut réaliser son rêve d’être un jour ‘instituteur chez les noirs’ !

Elle, fille unique, malformée de naissance, a subi sa première opération à deux ans quand elle a commencé à marcher : à l’époque, on ne détectait pas les dysplasies de hanche comme aujourd’hui. Elle préfèrera, jeune adulte, raser les murs en boitant plutôt que d’utiliser sa canne. Elle a un caractère plus dur, opiniâtre. Elle décide à 20 ans de rejoindre au Maroc sa cousine pour devenir instit plutôt que de végéter comme dactylo dans une petite ville de province.

Voilà donc comment se rencontrent ces deux aventuriers aux motivations très différentes.

1966, Djibouti est en période électorale, le père est chargé de surveiller les élections, et refuse de laisser faire les magouilles locales : il est prié d’aller poser ses valises ailleurs. Sa femme et les trois enfants sont déjà en France, dans la maison construite en 58, gardée  habituellement par ses parents à elle, tailleurs, qui vivaient depuis des lustres dans un galetas sans confort. Elle est rentrée pour se faire opérer une énième fois, et les enfants vivent leur premier hiver français, avec la neige, la pluie, le froid, cette grand-mère qu’ils connaissent peu, ce grand-père qui est mort l’année d’avant, dont ils se souviennent à peine. Ca les amuse beaucoup quand ils remontent la grande avenue verglacée en marche arrière avec l’ami 8, parce qu’en marche avant, ça patine trop. Ça les amuse beaucoup moins quand il faut aider à ramasser les patates dans le carré devant, et faire la chasse aux doryphores…

La dernière, qui a commencé l’école à Djibouti à 2 ans avec sa mère, est obligée de refaire une quatrième année de maternelle, parce qu’en France, même si on sait lire et écrire parfaitement , on n’entre pas à l’école primaire avant d’avoir eu ses 6 ans : c’est ça, la France des années 60, obtuse, règlementaire, et pas d’exception pour les petits en avance ! Elle s’ennuie tellement en classe qu’elle embête les autres enfants, rêvasse, et perd très vite l’habitude d’écouter, de travailler, de se concentrer. Peut-être l’explication de son attitude tout au long de sa scolarité : des capacités, mais se contente du minimum. Heureusement,  une grande aisance à l’oral,  qui rattrape la médiocrité à l’écrit, et lui permet presque toujours d’avoir la moyenne et de passer dans la classe supérieure. Elle va même sauter son CP, où elle ne fera qu’un mois, mais n’anticipons pas…

Cette année-là, ils vont régulièrement chez la cousine germaine de la maman, qui a eu sept enfants rapprochés, et qui habite une grande maison de l'autre côté de la ville, sur les hauteurs. Elle a aussi une malformation congénitale de la hanche, mais boîte très bas, elle. Les petits cousins sont marrants, et des années plus tard, la benjamine sera encore proche du cinquième de la fratrie, qui a cinq ans de plus qu'elle. Chaque fois qu'ils se revoient , ils reprennent la conversation là où ils l'avaient laissée, des mois ou des années auparavant. L'aînée, elle, est encore très liée à la troisième fille, la quatrième par ordre de naissance, qui l'invite depuis des années chez elle, le week-end.

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 12 janvier 2008

Une année, pendant les vacances de décembre, ils ont laissé les enfants en pension chez les bonnes soeurs pendant deux semaines pour  faire un safari au Kenya. Les petits  en ont gardé un très mauvais souvenir : ils se rappellent s'être entaillés les pieds dans les coraux en se baignant, et la légende familiale dit qu'ils se sont sentis abandonnés...

A djibouti, ils ont nourri au biberon une gazelle, qui dormait sous la table de la salle à manger avec parfois l'aînée, qui faisait la sieste avec elle, allongée sur les deux barres transversales. Cette photo où l'on voit le père donner le biberon à l'aînée et à la gazelle en même temps, chacune dans le creux d'un bras, a fait le tour de la famille. Une après-midi, pendant la sieste, la benjamine s'est échappée, elle a demandé à un type dans la rue de l'emmener au club, pour se baigner. Les parents l'ont retrouvée plus tard : le type, habitué à obéir, la surveillait gentiment. Une autre fois, elle s'est cachée sous la voiture. Ca lui a fait une belle brulûre sur le haut du crâne quand la voiture a démarré...  Elle se souvient aussi d'avoir défendu de son corps le petit Nicolas, quand un homme a été aperçu dans la cour de l'école, et qu'il a jeté des cailloux sur les enfants et les institutrices.

Le fils, lui, est relativement calme. Malgré ses deux ans de plus, il a presque la même taille que la benjamine. Ils jouent souvent ensemble, indifférement aux petites voitures, aux billes ou à la poupée, à la marchande aussi, depuis qu'ils ont reçu le jeu à Noël.  oui, ils fêtent chaque année Noël, avec sapin et cadeaux emballés au pied de l'arbre, et le repas qui va avec. Le boy reçoit un nouveau tablier, et la fatma certainement quelque chose aussi. Ils font les courses chez Ali l'épicier, ou au grand magasin central. Quand ils passent au grand carrefour, devant le policier en tenue qui fait la circulation, celui-ci donne le rituel coup de poing sur le coffre de la deux-chevaux dont le clignotant  fonctionne seulement par intermitence.

Il y a encore certainement un tas d'anecdotes, tenez,  quand l'aînée lèche les semelles de ses chaussures parce qu'elle a faim, ou toutes ces fois où elle passe derrière les gens, lors des repas de fête, pour lécher les assiettes... et quand elle défend son petit frère en criant " pas toucher à mon petit kère".

Le grand amour fraternel ne durera pas éternellement, du moins dans l'autre sens...

 

par Domi publié dans : une famille ordinaire communauté : Plaisirs d'écrire
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Vendredi 11 janvier 2008

La nuit dernière, vers 3 h du mat, un énorme bruit qui semble venir de dehors me réveille, comme si quelqu’un jetait violemment une grande quantité de bouteilles dans une poubelle.

Ce matin au petit déj, j’en parle à mon homme, qui n’a rien entendu, et râle consciencieusement contre ces gens qui vraiment, n’ont aucun respect pour le sommeil des autres, et bla bla bla… j’en rajoute des couches.

Plus tard, dans la matinée, au retour de mon petit tour chez le buraliste, en grimpant l’escalier intérieur de la maison, il me semble apercevoir quelque chose de curieux, en bas, dans la remise.

Et là, se trouve l’explication du bruit incongru de la nuit précédente : un enchevêtrement de cartons, d’objets divers et variés. C’est une partie de ce que je vends occasionnellement aux puces qui s’est cassé la pipe.

J’ai pas encore eu le courage d’aller voir de plus près. Mais je crains le pire, car vu le bruit que ça a fait en tombant, j’imagine qu’il y a dû y avoir de la casse.

Faire et refaire, c’est toujours travailler, disait ma grand-mère.

Eh bien j’irai la faire, ou la refaire, cette fichue pile, en espérant qu’elle sera cette fois-ci suffisamment d’à-plomb pour rester là où je la ferai…

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Vendredi 11 janvier 2008

Juillet 2001, avec mon époux de mari à qui j’ai dit oui l’avant dernier jour du siècle dernier ( !), on est venus vivre dans l’Hérault.

 

Mes trois garçons, 16,18 et 20 ans à l’époque, choisissent de rester à Strasbourg, il est hors de question pour eux de quitter les potes pour suivre maman et beau-papa…

 

Qu’à cela ne tienne ! Leur papa accepte de prendre ma place dans notre appart strasbourgeois, nous partons l’esprit tranquille.

 

Un an plus tard, mon deuxième ne supporte plus la cohabitation paternelle, et descend vivre à Montpellier.

 

Un an plus tard, mon aîné prend un studio, un peu vexé que son petit frère soit parti avant lui.

 

Six ans plus tard, le plus jeune en a ras-le-bol d’être encore chez papa, mais attend de transformer ses CDD successifs en CDI, ce qui ne devrait pas tarder.

 

Mais ça ne l’a pas empêché de me balancer à la figure, gentiment, mais balancé quand même, que je les avais abandonnés il y a six ans…

 

C’est curieux, mais j’ai pensé exactement la même chose quand mes parents ont choisi de faire un an supplémentaire au Liban, pendant la guerre, en 1975, alors que nous, les enfants, étions rapatriés en France et dispatchés en urgence dans la famille ou chez des amis…

 

Comme quoi, on critique ses vieux, mais on reproduit souvent ce qu’on a soit même vécu, douloureusement parfois : étrange, non ?

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Vendredi 11 janvier 2008

Au début, je l’appelais « mon mi-temps thérapeutique 

 

Puis je l’ai surnommé « amour de ma vie du moment » !

 

Après douze années et demi et sept ans de mariage depuis peu, il m’arrive de parler de lui comme de « mon temps plein pathologique ».

 

Mais ça reste avant tout « mon mec à moi, c’lui qui m’parle d’aventure…»

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : R42,
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