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Mardi 29 janvier 2008

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… 

C’est fou comme les années passent ! L’autre jour, je parlais de cette fameuse soirée du 10 mai 81, quand Mitterand a été élu pour la première fois… Pour moi c’est hier, et pourtant, c’était il y a… 27 ans bientôt. C’est à s’arracher les cheveux. Mais comment le temps a-t-il pu filer aussi vite ?

Mon fils aîné aura 27 ans fin avril. Ce bébé que je tenais dans mes bras y’a pourtant pas si longtemps. Vous vous rendez compte ? Et moi 47 ans dans quelques jours. 

Je me revois comme si c’était hier dans ces greniers qui nous servaient d’appart, avec ce petit bout qui braillait jour et nuit. Il nous a fait le coup pendant 4 mois. 

Je me revois traversant tout Strasbourg avec dans la poussette ce petit gueulard qui faisait se retourner les passants. J’imaginais ce qu’ils pouvaient penser rien qu’à leur étonnement en nous voyant.
 
Je me revois en vacances chez mes parents, présentant le petit à son arrière-grand-mère. Je me revois jouant dans la petite piscine gonflable avec mon bébé dodu, gazouillant de plaisir, allongé nu sur mon ventre. 

Petite séance nostalgie… Le bébé mesure maintenant 1m85 et pèse… encore plus ! Avec mes 1m78, je suis la plus petite des 4, quand je suis avec mes garçons. Eux préciseront bien sûr que je ne suis pas la plus légère !
 
On aime bien s’envoyer des piques…

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Samedi 26 janvier 2008

Fin janvier, la nature devance les saisons. Au détour d’une balade, on découvre le mimosa en fleur, un amandier idoine, et les violettes poussent dans le jardin d’Arlette.
 
Au pied d’un château en ruine, des brebis et les deux boucs qui leur tiennent compagnie broutent paisiblement entre les rangées de vigne fil-de-férisées. 

Chez elle, Claire peine à changer le tuyau de sa gazinière et se demande s’il vaut mieux mettre de l’huile ou du produit vaisselle pour en faciliter l’introduction sur le détendeur. 

Dominique attend vainement Tadéus qui ne viendra pas encore aujourd’hui réparer sa chasse d’eau. En l’attendant, elle a gravé toutes les photos stockées dans l’ordi sur des DVD.
 
Le soleil a fini de se coucher sur la pinède, la nuit tombe tout doucement, le feu crépite dans la cheminée devant laquelle l’homme fume sa clope, le polar du samedi après-midi déroule son intrigue sur l’écran de la télé, et votre serviteur vous souhaite une bonne soirée…

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Vendredi 25 janvier 2008

La ville d’à-côté a un hyper qui s’est agrandi dernièrement. C’est sympa, mais c’est le foutoir total à l’intérieur. Tout a changé de place, les allées ont été modifiées, les facings transformés.
 
Les gens ne s’y retrouvent plus, et passent leur temps à pester. Les charriots se cognent, les gens s’arrêtent en permanence n’importe où, font demi-tour, retournent vers l’endroit où ils pensent qu’ils vont trouver leur bonheur, ne le trouvent pas et refont demi-tour, tournent en rond, et ron et ron, petit patapon… 

Arrivés à la caisse, ils se souviennent subitement qu’ils n’ont pas LE produit qu’il leur fallait absolument, et courent en tout sens en espérant le trouver avant que quelqu’un ne leur prenne la place dans la file d’attente. Ils reviennent essouflés, juste à temps pour gueuler après celui ou celle qui a osé leur passer devant entre-temps, en profitent pour assassiner la pauvre caissière quand un prix ne correspond pas à ce qui est affiché en rayon, ce qui arrive de plus en plus souvent.
 
Et ça, ça n’est que la partie intérieure du magasin ! Parce qu’ils ont décidé, suite à l’agrandissement de la surface, d’agrandir aussi le parking en creusant un sous-sol.
 
Donc depuis quelques jours, les pelleteuses ont pris possession de la moitié des emplacements, ce qui cause une panique certaine parmi les usagers. Le nombre d’emplacements étant restreint, les conducteurs sont à l’affut du moindre véhicule qui s’en va, et c’est la course à qui aura la place. Le pauvre petit jeune qui tente vainement de réguler la circulation n’y peut mais, et ça frise parfois l’accrochage, verbal dans le meilleur des cas, ou de pare-choc.
 
C’est pas la foire d’empoigne, mais juste avant…

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Vendredi 25 janvier 2008

A partir de la place de l’église, qui est aussi celle de la mairie, les rues de mon village sont disposées en étoile. C’est ce qu’on appelle le cœur du village. Les rues y sont étroites, parfois tortueuses parfois rectilignes.
 
A la belle saison, on y rencontre les mamets assises devant le pas de porte, par groupe de 3 ou 4, calées sur leur chaise pliante, les bras croisés sur la poitrine. Elles parlent peu entre elles, regardent passer les gens ou les chiens : hé bonjour ! On se promène ? J’ai que ça à faire, té ! Je vais au pain… 

Les papets, eux, sont soit déjà partis au cimetière, moins résistants, ou au terrain de pétanque pour la partie bi-quotidienne. On peut aussi les rencontrer au sénat, où ils tapent le carton dès 9 heures, ou sur radio-banquette, le poste d’observation idéal sur les bancs devant la bibliothèque municipale.
 
Vers midi, le ballet se met en place. Chacun se lève à tour de rôle pour « se rentrer », manger chez les enfants, avec bobonne, et peut-être passer prendre la commande chez le boulanger. Certains passent au local municipal prendre le repas livré quotidiennement à ceux qui ne peuvent plus se faire à manger seuls.
 
Bientôt la place est vide…

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Mercredi 23 janvier 2008

Ca fait deux jours de suite que je retrouve un rouleau de PQ trempé, sur le panier à roulettes qui se trouve à gauche du trône. 

Zut, crute et flotte, me-dis-je. Mais que se passe-t-il ? 

Je commence par mettre le rouleau à sécher sur le radiateur, rien ne se perd.
 
Puis j’interpelle mon homme, quand je dis interpelle, c’est un doux euphémisme : dis-donc, c’est toi qui t’amuses à jeter les rouleaux de PQ dans les gogues ?
 
Regard perplexe de l’interpellé, qui n’a rien jeté nulle part. 

Mystère et boule de gomme. Après enquête, l’homme découvre le coupable : une fuite au tuyau qui alimente la cuve de la chasse d’eau. Après démontage, il s’avère que la rondelle intérieure en plastique qui tient l’écrou est cassée. Ce qui explique cela. Le diagnostic est fait : youpi… Il ne reste plus qu’à effectuer la réparation.
 
Et là, je vous le dis entre nous, c’est pas gagné. On est tous les deux des grosses feignasses, et ça risque de rester en l’état un sacré moment. A moins que Tadéus, le voisin bricoleur qui sait tout faire, ne vienne réparer. Encore faut-il le prévenir.
 
En attendant, le seau est bien pratique, et très décoratif.

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Mardi 22 janvier 2008

Samedi dernier, grand soleil à la terrasse du bistrot café-croissants-journal habituel. Les papets jouent aux cartes à l’intérieur. Au bout d’un moment ils font la pause clope tous ensemble. Et là, ça devient savoureux, avec force gestes et commentaires.

 

Et tu voulais que je fasse quoi, toi !

Et ta dame, tu l’avais deuxième ou elle t’es montée ?

Mais non, je pars du fond, je peux pas ouvrir !

Si tu relances à carreaux, je sauve le petit !

Tu dois pas partir tarot, tu dois mettre ton dix, et comme ça je passe mon roi !

Mais j’ai pas la main, je peux pas relancer !

Tu comptes jamais les atouts, et après tu fais n’importe quoi…

Si tu joues bien, je pars cent cinquante, je fais deux cent et elle est faite… ( ?)

 

Et vas-y que ça gueule, que ça rejoue la partie idéale en tirant sur les mégots, debout, le nez collé contre les parois vitrées pour surveiller ce que jouent les potes à la table des non fumeurs.

 

Le charme méditerranéen…

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Dimanche 20 janvier 2008

Acceptez-vous la mission que l'on vous confie ?

C'est trop rigolo !

Les agences d'intérim emploient un vocabulaire digne de 007 : je pars donc en "mission" cette nuit...

Vite ! Ma vitamine C, un café, une douche tonique, avant cette longue nuit de veille qui m'attend.

Petite pensée émue pour tous ces gens qui travaillent la nuit tout au long de la nuit, et veillent, soit à trier notre courrier, soit à protéger nos malades, soit à trimballer des cageots de légumes, liste non limitative, puisque énormément de gens travaillent de nuit.

Moi, j'y... go.

Ahahah, au moins, je ne risque pas d'indigestion.

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Vendredi 18 janvier 2008

Le jeune homme avait pris sa décision : il irait visiter ses grands-parents en compagnie de sa mère et de son beau-père, le lendemain.

 

Il n’avait que 50 km à faire pour rejoindre ces derniers. En bus, il y serait en une heure.

 

- Bonjour, je peux monter avec le chien ? 

- Désolé, les bus sont interdits aux animaux !

- Ah ! J’ai pas le permis, comment je fais pour ramener son chien à ma mère ? Regardez, il est tout petit…

- Bon, montez, j’ai rien vu, mais mettez-vous tout au fond, je veux pas d’ennuis, moi !

 

Ainsi fut fait. Trajet sans histoire, aller-retour chez les grands-parents, et retour au bus à 16h35 pour rentrer chez lui.

 

- Bonjour, je peux monter avec le chien ?

- Pourquoi, elle en a pas voulu, ta mère ?

 

Mon fils s’est payé la honte de sa vie ! C’était le même chauffeur de car que le matin, et il s’est pas gêné pour le vanner grave…

 

Moralité : ne jamais mentir à un chauffeur de car quand on est susceptible de le revoir très vite…

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Jeudi 17 janvier 2008

C’est l’histoire d’une nana qui  emmène son mec au resto dans une petite ville en bord de mer.

 

En attendant la commande, ils lisent tranquillement le journal, au soleil, en terrasse.

 

Quand le plat principal arrive, elle tend la main vers lui, à travers la table, et lui susurre tendrement : bon anniversaire, mon cœur…

 

T’as les ongles sales, lui répond-il en lui embrassant le bout des doigts.

 

C’était leur septième anniversaire de mariage : quel romantisme !

 

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Jeudi 17 janvier 2008

Enfin !

 

Vous êtes tombée sur LE meuble, celui que vous attendiez depuis si longtemps. Pas cher, joli (enfin vous, vous le trouvez joli), pratique avec tous ses grands tiroirs, juste à la bonne taille, et assorti aux autres meubles de la pièce.

 

Votre moitié est ok, donc vous sautez le pas et courez l’acheter.

 

Moitié est mis à contribution pour le montage. Après tout c’est lui l’homme, laissons-le faire. Les vis, l’assemblage, ça le connaît.

 

268 vis et deux jours plus tard, moitié en a ras la casquette. La notice de montage, traduite d’on ne sait qu’elle langue, est si peu explicite qu’il vaut mieux ne plus la lire, mais se contenter de regarder de temps en temps les schémas… qui sont parfois à l’envers. Mais ça, moitié ne s’en est rendu compte qu’à la fin, ou presque.

 

Donc démontage des 268 vis, transfert de quelques glissières métalliques de l’autre côté des planches, perçage de trous à l’opposé de là où ils étaient, et victoire ! LE meuble est enfin monté.

 

Après tout, il n’aura fallu que quatre jours, trois heures et une dizaine d’ampoules aux mains de plus que ce que prévu initialement sur la notice.

 

Une misère, pfff…

par Domi publié dans : de tout de rien communauté : Chieuses et fières de l'être!
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