Spéciale dédicace à Olivier, qui a râlé parce que je l'avais mis en photo avec son chien...
Et comme ça, vous le trouvez pas mieux ?
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Et comme ça, vous le trouvez pas mieux ?
Tante Anna frôle aujourd’hui les cent quatre ans. Ou les cent cinq. On ne sait plus trop bien en quelle année elle est née. Elle non plus, d’ailleurs.
Elle a exercé pleins de métiers différents, dont ouvreuse dans un cinéma à Lyon, et ne s’est jamais mariée. Elle a bien été amoureuse, mais il semblerait que son amoureux soit parti à la guerre et ne soit jamais revenu. On n’en est pas vraiment sûrs, parce que Tante Anna n’a jamais vraiment voulu nous raconter sa vie privée.
Une des dernières fois qu’on est montée la voir, elle n’était pas chez elle, alors qu’on s’était donné rendez-vous. On a attendu plusieurs heures, on a demandé aux voisins, on l’a cherchée dans le quartier. Rien. Ni personne. On a pensé téléphoner aux flics… quand on est tombés sur elle, perruque de travers et maquillage quasi outrancier. Elle ne nous a pas reconnus quand elle nous a croisés. On s’est identifiés, et là, son regard s’est éclairé. On est montés chez elle, il faisait nuit depuis longtemps. Elle nous a avoué qu’elle était sortie manger au restaurant, et ne retrouvait plus son immeuble. Son appartement ressemblait à un capharnaüm, où s’entassaient dans un amoncellement invraisemblable des années et des années de journaux, publicités, courriers non ouverts. La cuisine grouillait de cafards et de vaisselle sale entassée n’importe comment.
Tante Anna nous a formellement interdit de toucher à quoi que ce soit. A tour de rôle, on l’a occupée dans le salon pendant que l’autre jetait ce qu’il pouvait des déchets de la cuisine, vaisselle pourrie y compris. Tante Anna a refusé catégoriquement toute idée de partir vivre ailleurs. Elle était ici chez elle, et comptait bien y mourir. Qu’on lui foute la paix. Quelqu’un lui faisait les courses nous affirmait-elle, le toubib passait régulièrement, tout était sous contrôle. Entre non assistance à personne en danger et respect du désir d’indépendance, nous ne savions que faire.
Jusqu’à ce que la dame qui lui faisait les courses la trouve un jour par terre, entre le lit et le mur. Hôpital. Tutelle mise en place. Puis on envisage son retour à domicile. Mais coup de théâtre, la vieille dame refuse de rentrer chez elle. Elle se sent bien à l’hôpital, elle voit du monde, parle à des gens, les repas arrivent comme par enchantement, elle mange comme deux… La tutrice lui trouve donc une maison de retraite. Elle s’y adapte magnifiquement.
Pour ses cent ans, on décide de faire un saut là-haut. Elle nous pose les mêmes questions toutes les dix secondes : mais alors toi tu es qui ? Ah bon ? Et toi, tu es sa femme ? Et vous habitez où ? ETC… en boucle. On la balade en voiture dans Lyon, on l’emmène au resto au centre ville, elle s’empiffre, et se régale, nous posant toujours les mêmes éternelles questions.
Passent les heures, on la reconduit à la maison de retraite… où elle nous fait une crise de colère, en hurlant qu’on veut la mettre de force en maison de retraite, qu’il faut qu’on la ramène illico chez elle. Elle a oublié qu’elle vit là depuis plusieurs mois. Elle se calme immédiatement quand la porte de l’ascenseur s’ouvre à son étage, et qu’elle reconnaît les lieux. Ouf ! En fait c’était sa première sortie, elle n’avait mémorisé que l’intérieur des locaux.
Tante Anna est la grand-tante de mon homme. Il a été traumatisé par l’épisode d’agitation au retour à la maison de retraite.
Depuis, quand il veut des nouvelles de sa tante, il l’appelle au téléphone. C’est moins violent. Et à chaque fois les mêmes questions : mais alors toi, tu es qui ? Et tu habites
où ?...
La souris du sergent camembert s’est habillée en gris, peut-être pour pas qu’on la confonde avec les moines tibétains, toujours en orange. A force de se faire flinguer par la presse, elle a
préféré jouer la taupe.
Pendant ce temps, Ingrid aurait chopé l’hépatite B, et se ferait soigner dans différents dispensaires de la jungle, si tant est qu’ils ont sur place de quoi la soigner.
Rama Yade n’en pipe mot, pas plus que des fichus chinois qui nous attendent de pied ferme pour les JO. Ira, iront pas ? Les hiron–delles ne nous ont pas encore donné la réponse. Ni d’ailleurs l’endroit où se cache le ministre sac de riz affaires étrangères… Etrange, n’est-il pas ? Le tout paris serait à sa recherche…
Rachida, aïe aïe aïe, a déposé une requête afin de rouvrir l’enquête sur le meurtre-sous-le-pont pour lequel un innocent serait en prison, puisqu’un type vient de s’accuser dudit meurtre, avec des détails plus que précis. Pour une fois qu’elle fait quelque chose de bien… Ca compense la hausse de 30 pour cent des dépenses liées aux frais de représentation du ministère de la justice depuis qu’elle en a la direction.
Les autres personnalités éminentes du pays rendent hommage au cher disparu des suites d’une crise cardiaque. Les deux versions se côtoient : c’était le plus gentil des hommes, ou le plus péteur de gueulante, c’est selon. J’apprends à l’instant que J.M Ballestre vient de le rejoindre, paix à son âme.
Ceci n’empêche toujours pas les ivrognes sans permis de tuer la jeunesse innocente sur les autoroutes de notre beau pays. Mais où est la police ? Aux ronds-points où personne ne peut rouler à plus de 30 à l’heure, pour foutre des PV à ceux qui refusent toujours de mettre leur ceinture ? Ou à mettre des radars dans des bagnoles banalisées à l’entrée des villages pour choper ceux qui osent rouler à 55 km/h ?
Les bleus ont gagné leur match amical, youpi, on est contents pour eux, même s’il paraît que ce fut laborieux.
La croissance continue à baisser, et le déficit de la nation continue à croître. L’inverse serait beaucoup plus intéressant.
Pour info, ma crève a migré de la « sphère ORL », nez-gorge-oreille en français, pour descendre sur les poumons, qui sont maintenant en feu. Vite ! Appelez les pompiers…
Je vous souhaite néanmoins et malgré tout une bonne fin de semaine, sous le soleil, évidemment…
Suis malade, mais heureusement, la collection de nounours de mon homme veille sur moi...
Calou est très aimé de ses parents. Ils le bichonnent, l’aiment, le choient, l’éduquent, le nourrissent, comme tous les parents.
Calou a droit à un shampoing par semaine. Il est brossé tous les matins.
Et pourtant ses parents se sont fait passer un savon par la toiletteuse, qui a été horrifiée à sa vue : mais enfin, ce chien est rempli de nœuds ! Il faut lui démêler les poils AVANT le shampoing, et pas seulement après !
Moi j’suis que la grand-mère, j’ai pas mon mot à dire…
Dimanche de Pâques. A peine réveillés, les enfants se lèvent. Ils sont pressés d’aller dans le jardin à la recherche des œufs en chocolat cachés par les parents.
Comme il est tôt, ils ne veulent pas les réveiller, et n’allument pas la lumière dans le couloir. Ils sortent dans le jardin, mais se rendent vite compte qu’il leur faudra attendre. Il fait très
froid, et la pelouse est toute humide. Ils sont en pantoufle.
Ils décident de patienter en déjeunant, et remontent à la cuisine, au premier étage. C’est en arrivant en haut de l’escalier qu’ils s’aperçoivent… qu’ils ont écrasé une partie des petits œufs en
chocolat dont la maman avait recouvert avec tout son amour le sol du couloir qui dessert leur chambre !
Il marche en pantoufles le long de cette allée piétonne, l’œil perdu dans le vague, à petits pas, mécaniquement. De temps en temps, il s’arrête, regarde autour de lui, longuement, comme s’il
avait beaucoup de temps à perdre. Puis il repart, et semble reprendre le compte perdu de ses pas. Personne à perte de vue, mais cela n’a pas l’air de lui faire perdre son sang froid. Il semble
indifférent à tout, comme s’il avait perdu toutes ses illusions. A force de se hâter lentement, l’homme arrive au centre ville. Perdu dans la foule, il est beaucoup moins visible. Les gens ne
font pas attention à lui, ils n’ont pas de temps à perdre à regarder les autres. Il continue sa marche inexorable, éperdue, bien qu’apparemment sans but. Et soudain il s’arrête, ouvre le
portillon d’une maison bourgeoise, traverse le jardinet, et toque violemment à la porte. Une femme d’une trentaine d’années ouvre la porte.
- Maman ! lui dit-il en souriant, les bras ballants.
La femme, interloquée devant ce vieil homme en manteau de femme à col de fourrure, est sur le point de perdre le peu d’humour qu’elle a en général, quand elle aperçoit autour du cou la plaque sur laquelle est gravée :
Je suis atteint de la maladie d’Alzheimer, si vous me trouvez, merci de me ramener à la maison de retraite Le Bois Fleuri, d’où je me suis
enfui.
Elle est pas belle, cette vigne... barbue ?
Il relevait d’une opération des amygdales, et malgré un état cacochyme, il se leva quand il entendit la sonnette tintinnabuler. C’était le distributeur de journaux qui lui faisait signe qu’il venait de déposer son quotidien favori sur la table de la véranda.
Les gros titres faisaient la part belle à Bush, et son instrumentalisation des évènements en Irak. Une grande exposition sur l’indianisme ouvrait ses portes à Toulouse. Les pontonniers étaient toujours en grève en grande Camargue. Le bonneteau faisait les beaux jours des trottoirs parisiens autour de Montmartre, les touristes se faisaient éternellement avoir. Des scientifiques tentaient d’abâtardir les pit-bulls afin que cessent les attaques contrent les humains.
Mais lui, ce qui l’intéressait, c’étaient les mots croisés. Son regard concupiscent se posa très vite sur la grille du jour. Il ne fut pas déçu. C’était une grille spéciale. Il s’agissait de trouver des néologismes créés spécialement pour l’occasion. Ca allait être dur. Mais « peu me chaut ! » s’écria-t-il intérieurement, « les fielleux ploutocrates n’auront pas raison de moi ».
Il y passa la journée, et le début de la soirée, mais il réussit à terminer la grille. Il n’était pas peu fier. Son imagination avait tourné à plein régime, mais il avait trouvé entre autres :
- Souplétitude : permet de s’adapter à toutes les situations.
- Vélititude : savoir prendre le vent.
- Bésétitude : se faire avoir en permanence.
- Muratitude : dans sa tour d’ivoire.
- Esprintger : éponger les esprits.
- Caméladade : circuit filmé.
- Zamourons : fin d’aventure.
Texte écrit à partir des mots donnés par : Hicham, Ginette, Pandora, Do, Ulysse, Planet-taka-yaka, aime-paix.
Dieu crée la femme, et il en est super fier.
Il appelle ses trois meilleurs potes, et leur demande leur avis.
Le tapissier dit : y’a bien un peu de crin qui dépasse de ci, de là… mais rien de bien grave !
Le serrurier dit : toutes les clés peuvent ouvrir la serrure… mais ça n’est pas rédhibitoire !
L’architecte hésite longuement et dit : y’a quand même un grave défaut de conception.... La salle des fêtes est un peu trop près des ouaters !
Celle-là, on me l'a racontée la première fois il y a... mince... déjà 20 ans !
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