Mardi 12 février 2008
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12:59
Tu es libre de tout me dire…. Tout !
A condition que je ne sache rien !
Qu’il n’y ait ni lettre ni coup de fil à la maison
Que les autres ne soient pas au courant
Que tu ne sois pas amoureux
Que ça ne dure pas
Que tu ne t’attaches pas
Que les enfants ne voient rien
Que ça ne soit pas trop fréquent
Qu’elle n’habite pas la même ville
Que tu ne lui parles pas de moi
Et qu’elle ne mette pas les pieds à la maison !
Mais en dehors de ça… tu peux tout me dire… !
auteur anonyme
Par Domi
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Dimanche 27 janvier 2008
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/01
/2008
19:40
Non les souvenirs ne jaunissent pas
C’est la peau des vivants qui devient parchemin
C’est le dos des vivants qui s’adosse aux coussins
Et d’un air entendu
Compisse de mots sages et convenus
L’enfant en eux qui ne veut pas grandir
L’amour qui ne veut pas mourir
La nuit qui ne veut pas finir
La dent de sagesse qui ne veut pas sortir
Le robinet qui fuit
Non les souvenirs ne jaunissent pas
Les souvenirs sont vivants
Mais l’homme fait le fier
Il fait le grand, le fort, le maître
Il raconte au passé pour enterrer le présent
Il raconte au présent pour enterrer le passé
Mais les souvenirs sont là
Dans l’air du temps
Dans le fond de l’œil de verre
Et s’ils savent souvent se taire
C’est que leur sang coule dans nos veines
Texte d' Hervé
Par Domi
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Mercredi 9 janvier 2008
3
09
/01
/2008
09:38
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Lui
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Si tout l’monde il est ça, il est un peu vas-y !
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Elle
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Qu’est-ce que tu racontes ?
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Lui
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J’sais pas ! C’était écrit sur le mur des
chiottes !
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Elle
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T’as le temps de lire, toi, aux chiottes ?
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Lui
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Y’avait aussi écrit : le cœur des usines ne s’est pas trempé
dans le bruit des astres ! Et aussi : faut pas oublier Daniel et Kristof... parce que vous allez voir !
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Elle
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Je demande que ça... en attendant de comprendre !
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Lui
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Bon, y’avait aussi écrit, comme un peu partout ailleurs, un texte,
je sais plus lequel, signé : Les Cénobites Tranquilles !
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Elle
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Avec leur plume... c’est normal que les mecs écrivent...
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Lui
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C’est marrant que tu parles de plume...
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Elle
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Si tu préfères la musique, je peux te jouer un air de
flûte !
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Lui
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Non ! J’allais te demander si tu préfères pas les
marteaux-piqueurs !
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Elle
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C’est ça, vas-y ! Enfonce de nouveau le clou !
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Lui
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Qu’est-ce que tu veux, faut bien varier les plaisirs... on peut pas
pisser tout le temps !
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Par Domi
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Mardi 8 janvier 2008
2
08
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/2008
10:59
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Elle
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Alors, ces nouveaux slips à ouverture verticale ?
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Lui
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Avec ça, je vais tirer plus vite que mon ombre !
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Elle
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Ca sera vachement difficile !
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Lui
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C’est de ta faute, aussi... à peine j’entre, t’es déjà en
fusion !
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Elle
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C’est ça ! C’est ma fusion à moi qui t’éteins ?
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Lui
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Et comment rester allumé dans un volcan ?
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Elle
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Bon, et ben la prochaine fois, tu fumeras ta pipe tout
seul !
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Lui
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Et je t’arroserai pour éteindre le feu qui te consume ?
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Par Domi
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Mardi 8 janvier 2008
2
08
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/2008
10:57
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Lui
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Allez ! Raconte-moi quelque
chose qui me fasse penser à tout autre chose qu’à tout le reste !
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Elle
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Tu veux que j’te raconte
l’histoire de la table rouge et de la chaise en bois ?
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Lui
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Vas-y !
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Elle
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Ben voilà : c’est une table
rouge, carrée, en formica. Et un jour elle en a marre qu’on lui pose sans cesse dessus des tasses, des verres et des cendriers. Alors elle échafaude un plan pour
s’enfuir...
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Lui
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C’est toujours comme ça !
Dans les zhistoires et dans la vie aussi ! Y’en a toujours un ou une qui en a marre et qui cherche à s’enfuir ! T’as pas autre chose ?
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Elle
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J’peux aussi la fermer et te
laisser ruminer tout le reste... faudrait savoir c’que tu veux, mec !
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Lui
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Dis donc toi ! Tes enfants
t’ont jamais dit que ton histoire de ce soir elle est merdique maman ?
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Elle
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Les enfants non, mais par contre
des mecs oui !
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Lui
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Allez, maman, une autre s’il te
plaît ! J’dirais plus rien ! Tu pourrais dire que la table en formica, comme elle était pas de bois, la chaise lui faisait de l’effet !
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Elle
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C’est un peu ça. En fait, un
jour, cette fameuse table se rend compte que la chaise se tortille sur ses pattes en gémissant. Alors bien sûr, comme elle est curieuse, elle lui demande ce qui se passe. Normal, entre
potes de bistrot !
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Lui
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Ca va pas marcher ! La
chaise va pas oser déclarer son amour comme ça, de but en blanc, et ça va durer, durer... ça va nous faire attendre pour rien !
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Elle
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T’as tout faux, mec ! C’est
la table qui tombe amoureuse de la chaise...
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Lui
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C’est pas logique !
Réfléchis un peu : de par sa taille de chaise, la chaise est plus petite que la table ! Elle est donc placée en dessous, et de là, elle peut tout
voir !
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Elle
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Mais c’est à cause de c’qui y’a
dessus que l’histoire démarre !
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Lui
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Bon ! J’ai rien dit !
Vas-y, continue !
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Elle
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Non, maintenant j’ai plus
envie ! T’as qu’à te démerder tout seul !
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Lui
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Tu sais que t’es chiante
toi ! Tu joues vraiment trop perso !
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Elle
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Je joue perso, moi ? Ca
fait une heure que tu m’emmerdes à m’demander une histoire pour me dire ensuite qu’elle est chiante ? Et c’est moi qui joue perso ? Puisque c’est comme ça, j’rentre chez moi et
j’me les raconte toute seule, mes zhistoires ! Monsieur veut que j’le distraie puis il m’envoie chier. Non mais pour qui il s’prend, ce mec ?
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Lui
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C’est ça ! Barre-toi !
C’est plus facile que de me parler vraiment hein ! Et quand tu parles, c’est pour parler toute seule ! C’est bien toi, ça !
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Elle
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Tu sais c’est quoi le blème avec
toi ? C’est que depuis que j’suis avec toi, je peux plus en placer une sans que tu me coupes ! T’es qu’un castrateur de merde !
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Lui
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Avec toutes les conneries que tu
débites, si j’te coupais pas, on aurait retapissé l’appart depuis longtemps. Heureusement que je suis là pour élever un peu le débat !
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Elle
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Non mais attends ! Tu t’es
entendu là ? Alors j’suis qu’une conne pour toi ?
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Lui
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En tous cas, si t’es pas une
conne, tu la joues bien ! Alors j’vois pas pourquoi moi j’aurais pas l’droit de jouer au con aussi !
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Elle
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Ok ! Pouce ! On
arrête !... Dis, raconte-moi une histoire, pour me faire oublier tout ça !
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Par Domi
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